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E.G.L: Du Sud au Nord en passant par la Lorraine ...

Après avoir fait illusion pendant 4 ans auprès la population du pays stéphanois avec son « Projet Saint-Etienne », la société EGL, dans le plus grand silence, s'est finalement retiré de la région de la Loire. Ses prévisions finalement fausses auront laissé un goût amer à une région en proie à des difficultés économiques similaires à bon nombre d'anciennes régions houillères.

http://www.legrisou.fr/2012/12/26/gaz-de-houille-la-loire-est-sortie-des-ecrans-radars/

E.G.L: Du Sud au Nord en passant par la Lorraine ...

Propriétaire aussi des permis de Gardanne (13) et de Lons-le-Saunier (39), aucun forage d'exploration n'a vu le jour. Peut-être attendent-ils une révision de la loi sur la fracturation hydraulique ou plus simplement l'autorisation à utiliser une technique de substitution ? Nul est au courant.

Dans la région Nord-Pas-de-Calais, si la société Gazonor a été rachetée en 2007 par EGL via un financement spéculatif qui s'avérera, lui aussi erroné, une insuffisance de ressources financières la contraindront à céder cette acquisition à la société TRANSCOR ASTRA Groupe, appartenant au groupe du baron Albert Frère.

Là encore, la stratégie de cette entreprise n'était pas au point.(2)

L'achat manqué sur la société Gazonor

L'achat manqué sur la société Gazonor

En Lorraine, l'action se passe dans les champs. Sur trois puits forés, deux furent ennoyés en raison de failles non décelées au moment des études du sous-sol. Résultat : 6 millions d'euros perdus. Le troisième forage fournit des relevés d'informations relatifs à la qualité du gaz et la quantité remontant à la surface. Attendent-ils que le prix du gaz augmentent pour le commercialiser ou est-ce parce qu'il n'y a pas grand chose à vendre?

Un quatrième forage, actuellement en cours (Tritteling-Redlach), connait de sérieuses avanies techniques depuis maintenant plus d'un an. Ce chantier qui devait initialement durer 2 mois, entame son 17ème mois de forage. A ce jour, ce sont plus de 10 millions d'euros qui ont été investis, sans aucune certitude quant à la rentabilité potentielle d'un seul puit. Le rapport parlementaire Bataille-Lenoir stipule : « c’est moins l’existence de la ressource que la rentabilité de sa production qui est sujette à débats » (page 23). La société EGL, indisposée financièrement, est aujourd'hui paralysée par son manque de résultats sur le terrain mais aussi par le manque de visibilité qu'elle offre aux investisseurs privés. Et cette société, qui accumule fiascos sur fiascos, pourrait recevoir prochainement des financements publics comme le propose le président de la mission d'enquête de la région Nord-Pas-De-Calais, M. Périgaud, pourtant membre d'une fédération qui défend la transition énergétique, à savoir le Front de Gauche.

Dans le ciel de l'Est, les Lorrains se souviennent du projet d'avion SKYLANDER et de son promoteur qui avait perçu pour plus de 20 millions d'aides de la part du Conseil Régional (en dépit des mises en garde des marchés financiers et de certains experts du monde de l'aéronautique), en échange du développement d'une filière industrielle en Lorraine. GECI-AVIATION mettra finalement la clé sous la porte sans qu'aucun avion n'ait pu glisser sur la douceur ouatée des nuages. Aujourd'hui, la société EGL cherche autant du gaz que des subventions. Dans une économie où les investissements privés remplacent si souvent la présence publique, il est étrange de constater que des opérateurs privés, forts de projets financiers à haut rendement, acceptent d'ouvrir leurs entreprises à des capitaux d'origines publiques. Cette altruisme étonnant devrait interroger plus d'un élu. Heureusement, après un temps avoir été tenté par l'aventure avec E.G.L, le Conseil Régional de Lorraine, a stoppé toutes discussions pour ce dossier aux odeurs de soufre. Son Vice-président, Daniel Béguin, rattaché au parti E.E.L.V, initialement favorable à un projet qui relancerait une région sinistrée comme la Lorraine, déclarait lors d'une intervention le 1er avril 2014 à Metz :

Autrement dit, il est urgent de ne rien faire...

Autrement dit, il est urgent de ne rien faire...

La liste des sociétés présentant des similitudes (faibles capitaux propres, soumises au droit et à la fiscalité de pays anglo-saxons, holdings à participations croisées,..) avec des sociétés comme EGL est longue et doit alerter le citoyen sur des risques de voir disparaître ces sociétés aussi vite qu'elles sont apparues. Qui endossera les responsabilités et assurera les dédommagements en cas de litiges ou de pollution ? Les communes ? L'Etat ? Comme pour la crise bancaire de 2008, devons-nous laisser au privé les profits et laisser au public le soin des dédommagements sur la base des impôts payés par les foyers ?

Tag(s) : #EGL

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